La traite négrière et l’esclavage constituent des crimes contre l’humanité. Cette qualification n’est pas seulement morale : elle est juridique. Elle a été consacrée par la République française elle-même, notamment à travers la Loi TAUBIRA, qui reconnaît la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
Mais la reconnaissance ne saurait suffire lorsque la justice demeure inachevée.
Le décret d’abolition du 27 avril 1848 proclamait que l’esclavage est « un attentat contre la dignité humaine ». Si tel est le principe fondateur, alors il en découle une exigence claire : la dignité violée appelle réparation. En droit comme en conscience, tout crime contre l’humanité ouvre droit à réparation des préjudices qu’il a causés. La République française elle-même a reconnu et indemnisé d’autres victimes de crimes contre l’humanité. Pourquoi les descendants des victimes de l’esclavage devraient-ils être exclus de ce principe d’égalité devant la justice ?
Le respect dû aux victimes impose à leurs descendants actuels de réclamer, devant les juridictions compétentes, la condamnation de l’État français à réparer les conséquences dommageables résultant de la commission de ces crimes.
Il ne s’agit pas d’une revendication animée par la rancœur. Il s’agit d’une exigence éthique, historique et juridique.
Exigence éthique, parce que la dignité humaine ne se divise pas.
Exigence historique, parce que l’esclavage a structuré durablement des inégalités économiques, sociales et patrimoniales dont les effets persistent.
Exigence juridique, parce qu’un crime contre l’humanité ne peut être reconnu sans que ses conséquences soient assumées.
Refuser d’engager un processus de réparation financière au bénéfice des ayants droit revient à maintenir une inégalité fondamentale. C’est porter atteinte au respect dû aux descendants des victimes. C’est, en creux, laisser entendre que l’atteinte à leur humanité serait d’une gravité moindre. C’est prolonger, sous d’autres formes, les discriminations issues du passé.
Pire c’est nier qu’il y ait eu crime et affirmer un mépris non seulement pour les victimes du passé mais pour les descendants de ces victimes toujours maintenues dans un état d’humiliation infériorisant et d’humanité diminuée.
En somme une injure faites aux ancêtres et à toute leur descendance.
Laisser les choses en l’état c’est accepter l’inacceptable c’est se soumettre à nouveau à l’ordre des anciens maitres.
Nous appelons donc solennellement l’ensemble des ayants droit des victimes de la traite et de l’esclavage à se mobiliser et à se rapprocher de MIR et de ses conseils juridiques afin d’engager les actions nécessaires devant les juridictions compétentes.
Le combat juridique contre l’état a été gagné, les juges ne peuvent plus s’opposer à une condamnation de ce dernier sans violer la règle de droit en opposant une prescription qui ne peut s’appliquer et n’aurait jamais dû entre retenue par eux pour un crime qui est par nature imprescriptible.
C’est le nombre des requérants qui fera plier les juges et les obligera à appliquer la loi et la juste application du droit.
Nous vous appelons donc, en cette période d’élection, où le citoyen revient sur son destin et ses choix politiques, à donner mandat d’ester en justice en votre nom à MIR Caraïbe successeur de MIR Martinique qui a conduit le combat depuis 20 ans et obtenu la reconnaissance de ce droit de créance qui existe contre l’état et permettra à chaque héritier des victimes des deux crimes de se voir indemniser pour les préjudices du passé et pour ceux du présent.
Il ne s’agit pas de mendier mais d’exiger la validation d’un droit intangible et que justice soit rendue.
RECLAMER JUSTICE N’EST PAS DIVISER LA NATION.
RECLAMER REPARATION N’EST PAS REECRIRE L’HISTOIRE.
C’EST EXIGER QUE LES PRINCIPES PROCLAMES PAR LA REPUBLIQUE TROUVENT LEUR PLEINE APPLICATION.
PARCE QUE LA DIGNITE HUMAINE N’A PAS DE PRESCRIPTION MORALE.
PARCE QUE LA MEMOIRE APPELLE LA JUSTICE.
PARCE QUE L’EGALITE DEVANT LA LOI NE PEUT SOUFFRIR D’EXCEPTION.
Donnez en conséquence mandat d’ester en justice pour que cette dernière soit enfin honorée en vous inscrivant sur le site de : https://mirmartinique.com/article/appel-participer-action-reparation-mir
Fait à Fort-de-France, le 14 septembre 2026
MIR Martinique, CNR, MIR Caraïbes ;
Garcin MALSA, Président de MIR Martinique
The slave trade and slavery constitute crimes against humanity. This classification is not merely moral; it is legal.
La France, en 2001, seule ancienne puissance négrière de l’Europe à avoir fait un tel geste historique, fait voter par son Parlement la reconnaissance légale de la traite négrière et de l’esclavage
Dans quelques semaines le Mouvement International pour les Réparations (MIR) et des centaines de personnes vont assigner l’Etat français devant le tribunal judicia