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Nos actions

Actions en justice

Nos principales actions


Ci-dessous un résumé de nos principales actions , n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus. Pour continuer à avancer dans nos missions, nous avons besoin de votre soutien. Vous pouvez nous aider en faisant un don.

 


 

Chlordécone: actions en justice

Plusieurs associations dont le Mouvement International pour les Réparations (MIR), s’engage dans la lutte contre l’empoisonnement au chlordécone. Pour en savoir plus rendez vous ici

 

 

Lettre au président de la République

Suite à l’élection présidentielle, le Mouvement International pour les Réparations (MIR) a adressé une lettre au Président de la République Française, Emmanuel Macron, lui rappelant sa déclaration faite en Algérie en février 2017, alors qu’il était candidat à la présidentielle : « La colonisation est un crime contre l’humanité. » Le MIR interroge : « Que dire donc de la pire abomination humaine que furent la déportation, le commerce des africains mis en esclavage pendant des siècles dans un univers concentrationnaire ? » Une question pour redire que « Tout crime contre l’humanité est imprescriptible. » 

 

Kat Lidantité Nasyonal Matinitjé (Carte d’identité nationale martiniquaise)

En 2010, le Mouvement International pour les Réparations (MIR) a créé un site sur lequel les martiniquais peuvent obtenir une carte d’identité nationale affirmant leur identité première comme martiniquaise et non française. Bien que cette carte ne soit pas légalement ou internationalement reconnue, elle défie néanmoins l’imposition d’une identité nationale française pour les personnes vivant dans les Antilles. Les inscriptions se font en ligne. Cette carte est notamment associée à des mouvements indépendantistes martiniquais et au désir de libérer les départements d’outre-mer de la domination coloniale française telle qu’elle est décrite dans la « Charte nationale ». Une cérémonie officielle accompagne la distribution de ces cartes, qui représentent divers mouvements de résistance contre l’esclavagisme français, le colonialisme et le néo-colonialisme.

 

Procès contre l’utilisation du pesticide « chlordécone » dans les Antilles françaises

En 2006, un groupe d’associations environnementales et écologiques a intenté un procès contre les producteurs de bananes financés par l’État dans les Antilles (dominées par la population béké), pour leur utilisation d’un pesticide nocif, chlordécone, entre 1972 et 1993. En dépit de son interdiction dans d’autres pays tels que les Etats-Unis, le gouvernement français a autorisé l’utilisation de ce pesticide en Martinique et en Guadeloupe. Le chlordécone a été liée à certains cancers, à la pollution des sols et à la contamination de l’eau. En Mars 2007, Raphaël Confiant et Louis Boutrin ont publié un texte intitulé Chronique d’un empoisonnement annoncé, enquêtant sur les effets nocifs de ce pesticide sur la santé des Antillais. Cette affaire est liée aux questions de domination socio-économique de la population béké, et de leurs liens privilégiés avec le gouvernement français, comme il l’a été révélé dans le documentaire Les derniers maîtres de la Martinique, ainsi qu’aux sujets des réparations et de la discrimination dont fait preuve l’Etat français à l’égard de ses départements d’Outre-mer, à travers une forme d’exploitation néo-colonialiste.

 

Konvwa pou réparasyon (Convoi pour les réparations)

Depuis 2001, le Mouvement International pour les Réparations (MIR) organise un « Konvwa pou réparasyon » (Convoi pour les réparations) annuel en Martinique, qui commence après la commémoration du 10 mai et dure jusqu’au 22 mai (fête nationale de la Martinique qui commémore les soulèvements d’esclaves qui eurent lieu avant l’arrivée du décret abolition en 1848). Chaque année, le Konvwa suit un thème différent et la marche est divisée en plusieurs étapes à travers des endroits importants de l’histoire de la Martinique. La marche commence à Sainte-Anne (où est domicilié son organisateur Garcin Malsa, l’ancien maire de Sainte-Anne) et se termine à Prêcheur, un lieu symbolique connu pour ses révoltes d’esclaves. Depuis sa création, ce rassemblement a augmenté en nombre et offre aux participants l’occasion de se retrouver, d’honorer leurs ancêtres esclaves et de discuter du sujet des réparations en tant que forme d’auto-réparation psychologique et de guérison sociale. En 2016, le musicien sud-africain China Phashe  a été invite à parler à une conférence associée à leur Konvwa.

 

Colloque sur les réparations: Guadeloupe

En 2011, le Mouvement International pour les Réparations (MIR) a organisé un colloque sur les réparations en Guadeloupe, en collaboration avec le Comité International des Peuples Noirs (CIPN) et l’association Racines. Les objectifs du colloque étaient d’identifier des stratégies de développement basées sur les réparations pour les personnes d’origine africaine. Le colloque est arrivé à un certain nombre de conclusions telles que:

1- Le principe de la réparation, reconnu par les tribunaux internationaux, est une demande non négociable qui peut être faite sans restriction temporelle

2- L’Etat français doit rembourser à Haïti la “rançon de l’indépendance” qu’elle a été contrainte de payer en reconnaissance de son indépendance de la domination française en 1804, soit un montant de 22 milliards de dollars aujourd’hui

3- L’Etat français doit prendre les mesures nécessaires pour veiller à ce que les coûts des transports soient fixés à un tarif raisonnable, afin de faciliter les liens entre les descendants africains et le continent africain à partir duquel ils ont été déportés

4-L’Etat français doit obligatoirement dédommager financièrement ses départements d’outre-mer, en raison des conséquences matérielles et morales qui ont découlé de ses crimes contre l’humanité

5-L’État français doit assumer la responsabilité financière des coûts liés à la modification de noms humiliants qui ont été donnés aux descendants d’Africains déportés

6-Les négociations entre les représentants de la communauté d’ascendance africaine et l’Etat français sont ouvertes, afin de déterminer les moyens par lesquels une compensation peut être fournie pour répondre aux impacts sociaux, économiques et culturels de ce crime contre l’humanité

7-Les candidats aux élections françaises et autres parlementaires doivent présenter ces demandes à d’autres Etats européens afin de veiller à ce que des lois similaires à la loi Taubira (2001) soient promulguées dans tous les anciens pays négriers.

 

Assignation devant le tribunal de grande instance de Fort de France: Reparations de l’esclavage

En 2005, le Mouvement International pour les Réparations (MIR), en collaboration avec Conseil Mondial de la Diaspora Pan-Africaine, a appelé l’Etat français à comparaître devant le tribunal de grande instance de Fort-de-France (Martinique). Leur demande de réparation se base sur la première proposition de la loi Taubira (1998) qui a reconnu l’Etat français responsable d’avoir organisé la déportation et l’asservissement des peuples africains, ainsi que l’article 5 initial qui a demandé la création d’un comité d’experts chargé de déterminer le préjudice subi et les réparations nécessaires pour ces crimes contre l’humanité. L’injonction a réclamé la création de ce comité (qui devrait inclure des historiens, des sociologues, des économistes, des juristes et des analystes financiers) afin d’analyser les préjudices matériels, économiques et financiers causés par l’esclavage et la traite, tout en prenant en compte les dommages psychologiques infligés aux descendants des victimes de l’esclavage et les revers subis par la société Martiniquaise en termes de développement socio-économique.

 

Appel à l’unité: 10 mai 2014

En 2014, plusieurs associations dont le Mouvement International pour les Réparations (MIR), le Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN) et le collectif Un passé trop présent ont signé un appel à l’unité pour que la journée du 10 mai 2014 se concentre sur les réparations, et pour demander un vrai débat pour une politique de réparations. Un rassemblement prit place le 10 mai 2014, place Edmond Rostand.

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